Nomenclature

Coturnix japonica Temminck & Schlegel (1849).

Phasianidae

Statut du taxon : accepté
Synonymie : Coturnix vulgaris japonica Temminck & Schlegel, 1849
Noms vernaculaires : caille du Japon, caille domestique ; Engl. Japanese quail, asian migratory quail.

 

Bibliographie

Gérard Lucotte, La caille de tir, Crépin Leblong, 1976

R.D. Etchecopar & F. Hüe, Les Oiseaux de Chine, Mongolie et Corée, non Passereaux, Boubée, 1978

R. Howard & A. Moore, A complete checklist of the Birds of the World, Oxford UP, 1980.

Jacques Urban, Elevage des oiseaux d'ornement, J & D Editions, 1990. (en vente sur florama.fr)

Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 2 - Lynx Edicions, 1994.

 

Iconographie :

Collectif, Handbook of the birds of the world, Volume 2 - Lynx Edicions, 1994 : photos 1, 5 (IBC), 3 (D. Irving). Authors please read.

Jacques Urban : photos 2 (distribution), 6 (mâle), 7 (femelle), 8 (masques chez les mâles), 9 (diversité des oeufs), 10 (femelle isabelle).

Site web non référencé : photo 4 (mâle) (auteur inconnu, author unknow). 

Photos déclarées libres de droit, auteurs inconnus (Photos declared free of rights, unknown authors)  :

2. (détourée par le jardin), 4. (mâle),  6. (couple) et 7. (mâle).

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Description détaillée

 

1. Forme sauvage

 

Taxinomie : la caille japonaise forme une super-espèce avec la caille des blés (C. coturnix) et peut-être aussi par certains côtés avec la caille des chaumes (C. pectoralis). Elle est très souvent considérée comme une sous-espèce de la caille des blés avec laquelle elle s'hybride en captivité car sur le terrain d'une part leurs aires de répartition sont principalement allopatriques (ne se recouvent pas) et d'autre part leur chants respectifs diffèrent nettement. Pas de sous-espèces.

 

Caractéristiques : 17-19 cm ; 90-95 g. Le mâle a la tête, le cou et la poitrine plutôt roux avec de nombreuses nuances. Le sourcil est blanc teinté d'ocre ou de roux. Mais il est possible de rencontrer des individus moins foncés, avec une poitrine plus chamois que rousse ou la gorge traversée par un collier crème ou même un sourcil blanc. En fait toutes sortes de nuances existent révélant sans doute d'anciens croisements avec la cailles des blés. Les parties supérieures portent des plumes au dessin assez complexe, brune avec une bande triangulaire blanchâtre à beige en haut de laquelle il y a un trait roux ou chamois. L'ensemble est alors brun strié de crème et de chamois et est assez semblable à la caille des blés. Le ventre est blanchâtre teinté de beige, plus blanc entre les pattes et les sous-caudales. Bec noir, iris brun et pattes couleur chair assez pâle ou jaunâtre. La femelle est beige à peu près partout où le mâle est roux ou chamois (tête, cou et poitrine) avec des taches brunes sur le haut et les côtés de la poitrine. En général la longueur de l'aile pliée mesure moins de 10,5 cm contrairement à la caille des blés. A l'exception du  chant du mâle, il est impossible dans la nature de distinguer les deux espèces. Chez C. japonica, le chant parait plus aigü et monosyllabique, une sorte de "hui-hui-huiiiiii" légèrement "roulé" qui se rapproche davantage de celui de C. coromandelica.

 

Dans la nature il est quasiment impossible de distinguer cette espèce de C. coturnix, si ce n'est que le chant des mâles est totalement différent. Lorsqu'on peut observer les oiseaux de près, statistiquement, les mâles de C. japonica sont plus roux sur la poitrine et les femelles des deux espèces ont des motifs légèrement différents sur les parties inférieures. De plus, la longueur des rémiges primaires est inférieure à 10,5 cm chez C. japonica. Les immatures ressemblent à la femelle et les jeunes mâles montrent des traces de roux très nettes au centre de la poitrine dès 3 semaines alors que chez C. coturnix, au même âge, les traces de roux sont discrètes. Chez la forme domestique de C. japonica, on distingue nettement les sexes dès 3 semaines.

 

Mœurs : comme la caille des blés, elle fréquente les prairies, les cultures de céréales, les steppes et en général toutes sortes de zones ouvertes à végétation souvent peu dense avec ça et là des bouquets d'arbres, d'arbustes et autres buissons bas. Elle semble toutefois apprécier les lieux plus humides et les abords de cours d'eau y compris en montagne où on la trouve jusque vers 2200 m. Elle se nourrit de diverses parties de végétaux mais aussi d'invertébrés (vers, chenilles, petits insectes, peut-être petits mollusques). C'est entre avril-mai et août, au milieu d'herbes ou sous un arbrisseau, que la femelle pond 7-10 oeufs dans une dépression du sol garnies devégétaux pris sur-place. Elle couve assidûment seule pendant 17-20 jours et commence dès la fin de la ponte.

 

Origine géographique : elle niche en Asie orientale (en jaune sur la carte), depuis le Nord de la Mongolie, la région du Nord-est du lac Baikal le Sud-est de la Russie jusqu'à l'île de Sakhalineà l'Est, le Nord du Japon et de la Corée puis le Nord-est de la Chine. En hiver (en bleu sur la carte) elle migre dans le Sud du Japon et de la Corée, en Chine (y compris Hainan et Taïwan) et jusqu'au Nord de la Birmanie, de la Thaïlande, l'Assam et le Bouthan. Elle a été signalée au Bengladesh mais il semblerait que les observations soient douteuses et à rapprocher plutôt de C. coturnix. En général elle ne niche pas dans ses quartiers d'hivernage bien que certaines observations semblent indiquer des pontes en Birmanie et au Bouthan. Elle semble sédentaire dans certaines régions du Sud du Japon et en Corée et donc y niche. Elle a été introduite dans les îles Hawaï.

Jacques Urban, 1990 révisé en 2017.

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Elevage en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante

 


 


Description in english

Distribution. Breeds in E Asia. from N Mongolia, NE through Baikal region to Vitim region in EC Russia, E to Sakhalin I, and S to Japan. Korea and NE China (E Shandong); winters S from C Japan and C China W through NW Thailand and N Burma to NE India (Assam) and Bhutan. Records from NW Bangladesh usually ascribed to C. corurnix, but may actually be applicable to present species. May breed in Buthan and Burma. Introduced to Hawaiian Is.

Descriptive notes. c. 17-19 cm; c. 90 g. Usually indistinguishable in the wild from C. cotumix, except on call; in the hand, distinguished by having wing under l0·5 cm long, small "beard" in autumn and winter. and more rufous coloration in spring. Some males may show partial collar on throat. Female differs from that of C. coturnix in pattern of underparts; intermediate forms known to occur. Immature male has throat like female, but suffused with brick red in centre.

Habitat. Little information available; open habitats in similar situations to those used by C. coturnix, but possibly damper meadows, and also steppes and dry mountain s lopes near water. Records from Bangladesh in grassland and cultivation.

Food and Feeding. Wide variety of plant materials; in summer, also takes terrestrial invertebrates.

Breeding. Laying (including renests) from late Apr to early Aug in Russia; late May to Aug (Sept) in Japan; Mar-Jul (possibly present species) in NW Bangladesh. Usually 9-10 eggs in Russia, 5-8 in Japan; incubation 18 days by female only.

(From Handbook of the birds of the world, Volume 2 - Lynx Edicions, 1994).

 

2. Forme domestique

 

Bien que la littérature soit très discrète sur les origines de cette domestication, nous savons qu'au Japon, c'est une pratique ancienne puisque dès le XVIIe siècle des éleveurs s'attachaient à sélectionner les formes à plumage variant du type sauvage mais aussi à accentuer le caractère batailleur des mâles entre eux pour organiser des combats semblables aux combats de coqs. Toutefois, le principal motif de sélection a été la ponte et la production de chair. Mais bien entendu, la domestication a eu des conséquences sur la morphologie, la physiologie et le compor­tement des oiseaux puisque la caille japonaise a totalement perdu l'instinct migratoire, l'instinct de couver et la faculté de muer. De plus la sélection sur la production de caille de chair a multiplié son poids par 2 voire 2,5. Il est fort probable que les cailles domestiques actuelles soient le résultat de la sélection à partir de nombreux croisements notamment avec la caille des blés. Le chant du mâle en est d'ailleurs un exemple car il ne ressemble pas à celui de la forme sauvage.

 

Toutes les cailles de chair ou tous les œufs que vous pouvez acheter dans le commerce proviennent d'élevages désormais industrialisés, comme tout élevage de rapport tels que ceux de poulets, de poules pondeuses et autres volailles. Les cailles ne dérogent pas à la règle et celles de chair sont élevées soit en plein air dans de vastes volières soit en batterie ; les pondeuses sont, quant à elles, toujours élevées en batterie. En élevage familial, si vous possédez un jardin, vous pouvez élever vos cailles dans une volière conçue à cet effet mais cela n'a d'intérêt que si vous avez l'intention non seulement d'en élever "beaucoup" à la fois, disons au moins une vingtaine d'oiseaux ou si vous souhaitez vous lancer dans un élevage de rapport avec l'entretien de reproducteurs permanents puis incubation artificielle (donc achat d'une couveuse, je vous rappelle que la caille japonaise ne couve plus). Dans tous les autres cas, une simple cage vous suffira pour 2 à 5 oiseaux. Il existe une grande diversité de plumage et d'aptitude à la chair ou à la ponte un peu comme chez la poule mais avec un spectre moins large.

 

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