Nomenclature

Petrocoptis montserratii Fernández Casas (1979)

Caryophyllaceae

Statut du taxon : accepté avec réserve (voir commentaires dans la fiche du genre)
Publication : Exsiccata quaedam a nobis nuper distributa, II: 2N° 122 (1979).
Synonymie : Petrocoptis crassifolia subsp. albaredae (J. M. Monts.) J. M. Monts. (1978) ; Petrocoptis albaredae (J. M. Monts.) J. M. Monts. (1979), nom. illeg. ; Silene montserratii (Fern.Casas) Mayol & Rosselló (1999). En gras, la dernière nomenclature publiée par Mayol et Rosselló en 1999 dans Taxon 48: 479.
Noms vernaculaires : petrocoptis de Montserrat
 
Bibliographie :
Collectif, Flora iberica II Platanaceae - Plumbaginaceae ( partim), 1990
Antonin Nicol, Les fleurs des Pyrénées, 1991
L.Villar, J.A. Sesé, J.V. Ferrández, Flora del Pirineo Aragonès Vol.I - 1997.
 
Iconographie
Collectif, Flora iberica II Platanaceae - Plumbaginaceae ( partim), 1990.
a-b. allure ; c. fleur ; d. pétale ; e. coupe longitudinale d'une fleur ; f. dents du calice ; g. capsule avec le calice persistant ; h. graine ; i. poils de l'arille.
Antonin Nicol, Les fleurs des Pyrénées, 1991 (photo)

 

Description détaillée
 
Plante vivace de 15-40 cm très fragile avec une souche ligneuse tortueuse et des tiges pendantes. Petites feuilles à peine pétiolées pour celles de la base, ovales-lancéolées alors que les caulinaires sont sessiles et plus larges. Elles sont vert-tendre, légèrement glauques et parfois pruineuses.Bractées de 2 mm de long et calice de 8-10 mm. Pétales entiers blancs à légèrement rosés d'environ 14-16 mm. Floraison en juin-juillet. Graines mûres d'environ 1,5-1,8 mm de diamètre. L'arille a des poils vésiculeux.

 

Origine géographique : Endémique des Prépyrénées dans la région de Santa Orosia près de Yebra de Basa (Haut Aragon, Espagne) et des Somontanos occidentales très localisé à la région des Monts Riglos près de la Province de Zaragoza. Ce taxon rare et menacé de disparition pousse dans fissures des falaises calcaires entre 800 et 1850 m.

Montserrat et son ami Albarede trouvèrent la plante ensemble et chacun de son côté l'a baptisée du nom de son ami si bien que ce taxon fut publié sous les deux noms de baptème P. montserratii et P. albaredae. Le second a donc été invalidé parce que Montserrat lui avait initialement donné le rang de sous-espèce de crassifolia.
Jacques Urban, 2010.

 

Statut dans la nature : en danger ; vulnérable ; pas globalement menacée ; fréquente ; abondante
Culture en Europe : aucune ; occasionnelle ; peu commune ; commune ; abondante - Zone de rusticité : 6

Taxons inférieurs

Petrocoptis monserratii subsp. crassifolia (Rouy) J. Urb. (2010)

 

Statut du taxon : accepté avec réserve (voir commentaires dans la fiche du genre)
Synonymie : Petrocoptis crassifolia Rouy (1895) ; Petrocoptis albaredae subsp. guinochetii (J. M. Monts.) J. M. Monts. (1979) ; Silene montserratii subsp. crassifolia (Rouy) Mayol & Rosselló (1999). En gras, la dernière nomenclature publiée par Mayol et Rosselló en 1999.

 

Plante à rosettes, vivace de 20-50 cm, glauques. Feuilles coriaces, succulentes, les basales ovales-spatulées longuement pétiolées alors que les caulinaires sont plus ovales-lancéolées et subsessiles à sessiles. Bractées pouvant atteindre 5 mm de long, acuminées hyalines-blanchâtres. Calice de 10-12 mm, blanchâtre ou légèrement pourpré, pétales entiers ou à peine émarginés, blancs chez les populations d'altitude mais rosés voire rouges chez les populations de moyenne montagne. Floraison en juin-juillet. Graines mûres d'environ 2 mm de diamètre. L'arille a des poils entièrement claviformes.

Origine géographique : Aire de répartition très localisée aux gorges du Río Cinca dans le centre Nord du Haut Aragon (Province de Huesca) et de là jusque vers Boltaña en climat quasi méditerranéen. Ce taxon rare et menacé de disparition pousse dans fissures des falaises calcaires entre 650 et 1800 m.